BALADE EN ARDENNES FRANCAISE

Les G.O .s au travail……………..

  PETITE CHRONIQUE D’UN MINITRIP CANICULAIRE

Et  si pour une fois, on fuyait la foule des touristes pressés de dévorer des kilomètres, pour parcourir des routes plus campagnardes en cette période de grande transhumance du quinze août ?

C’est ce que nous nous sommes dit en nous inscrivant au minitrip organisé par Emilie et Jean Michel.

Nous voilà donc repartis par le chemin des écoliers, sans stress, vers notre lieu de rassemblement : le camping de la base de loisirs de Douzy, un petit village situé à quelques kilomètres de Sedan.

Accueil chaleureux des membres que l’on est toujours heureux de retrouver, apéro et bavardages.

Le samedi nous visitons le fort de Villy la Ferté, vestige de la ligne Maginot.

Impressionnant sans toutefois nous donner une idée précise du quotidien de ces soldats condamnés à vivre été comme hiver dans ce trou  à rats dont ils ne sortiront pas vivants.

Brr même sous la canicule, cela fait froid dans le dos.

Heureusement pour le moral des troupes du MCB, la journée suivante fut consacrée à l’utilisation de boulets pacifiques : parties de pétanque par un temps brumeux mais qui laissa cependant  le soleil rougir plus d’une face, n’est-ce pas Emilie ! Aie ça pique ! T’as pas de la pommade dis ?

Lundi sous une pluie battante les équipages prenaient la route de Givonne. Route sinueuse et bucolique qui nous conduisait chez M. et Mme Paulais, horticulteurs spécialisés dans la production de fleurs séchées. Nous connaissons maintenant les secrets des annuelles semées sous châssis puis repiquées, ou alors semées directement en place, celui des vivaces qui seront les premières à être cueillies à la main, mises en bottes et séchées dans un grenier bien aéré  ou dans un séchoir au gaz. Ces bouquets verront augmenter la palette de leurs couleurs naturelles lorsqu’ils seront plongés dans des bains  de teinture tout comme un tissu.

Après nous être laissés compter fleurette, nous voilà repartis pour Sedan où une charmante guide nous a entraînés dans les dédales de la plus grande forteresse médiévale subsistant en Europe. En suivant  l’histoire des familles de La Mark et de La Tour d’Auvergne, nous comprenons la nécessité de constamment transformer, épaissir les murailles d’un tel édifice afin de les adapter à l’évolution des armes utilisées par les assaillants. Belle comparaison avec le fort de Villy.

Toutes ces choses nous font oublier que cette journée fut plus qu’humide météorologiquement parlant.

Et le lendemain fut un autre jour avec le retour du soleil qui nous a réchauffé sur le petit parcours qui sépare le camping  du musée de l’aviation de Douzy.

Un vaste hangar moderne abrite une copie exacte du biplan de Roger Sommer. Quatre années d’efforts : 5000heures de travail : recherche de photos, dessins …afin de reproduire  les plans de cet oiseau magique. Nous voici devant l’impressionnante fragilité de cet ancêtre.  Comment cette armature délicate peut-elle supporter ce lourd moteur rotatif ?

Nombre photos nous font partager la passion de Roger Sommer ce fils d’industriel plutôt destiné à s’intéresser aux problèmes de recouvrement de sol, au feutre et au développement de la marque au sanglier.

L’après-midi nous a ramenés à des problèmes plus terre à terre au musée de la Forêt de Renwez.

 Dans ce magnifique bâtiment moderne planté au milieu de ses 11 hectares de bois, films, marionnettes, dioramas nous racontent l’évolution de la forêt, de sa faune et de sa flore, On y préserve la mémoire des hommes qui y travaillaient, les outils qu ils utilisaient et leurs techniques.

Nous finissons notre journée en jetant l’ancre au camping des Vieilles Forges, un écrin de verdure, un morceau d’Eden  au bord d’un lac artificiel résultat d’une succession d’aménagements au départ destinés à alimenter en énergie les forges qui jalonnaient le cours de la rivière et qui sert maintenant .à fournir de l’électricité à la région.(Une étape à conseiller)

Jeudi, repos enfin, si on peut dire parce que l’éventail des occupations est large : natation et bronzette, pétanque ou jeux de société pour certains et aussi échange de bons trucs, de souvenirs,…..Saviez-vous qu’en 1927 il a fait tellement froid qu’on a pu patiner sur la Meuse et qu’il suffisait de faire un trou dans la glace pour attraper les poissons en quête d’oxygène. Rien à voir avec le mini trip peut-être mais voyager ensemble ce n’est pas que découvrir les paysages d’aujourd’hui.

 

Assez « glandé », reprenons la route,  la Maison de l’ardoise nous attend pour témoigner de la laborieuse et combien dangereuse histoire des Ecailleux ardennais. Avec une pensée particulière pour Marguerite, cette jeune fille de 13 ans tuée dans la mine avec quelques autres de ses compagnons de travail.

Launois, nous offre à voir les bâtiments de son relais de poste du 17 ème, chef-d’œuvre de compagnons charpentiers, patiemment restaurés par des bénévoles passionnés.

Ce relais doté de la demeure du maître de poste, flanqué de ses portes charretières, surmonté de la loge du guetteur, d'une vaste halle aux diligences, de suites d'écuries, du pressoir, d'une bergerie, d'une immense cave voûtée est maintenant classé Monument Historique.

Vendredi, nous terminons cette partie de notre randonnée par un feu d’artifice  dans le haut fourneau de Vendresse le plus vieux des Ardennes .Nous pénétrons au cœur de la bête  et suivons, grâce à une scénographie particulièrement soignée, l’allumage du haut fourneau, son chargement et enfin l’arrivée de la coulée de fer. Tant d’esthétisme pour présenter un travail aussi pénible est remarquable.

Reste la dernière partie  de notre périple Chassepierre et son festival des arts de la rue. Là, les grands enfants que nous sommes ne cessent d’être émerveillés par  jongleurs, contorsionnistes, trapézistes, équilibristes,musiciens d’ici et d’ailleurs, comédiens, ….. Marchands de rêves, troubadours des mots et des gestes

chassepierre

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En fin de compte une trentaine d’équipages qui ont vécu quelques jours plus qu’agréables grâce au programme préparé par nos geos et  à l’atmosphère conviviale qu’ils ont su créer entre les participants. Que de bons souvenirs à tous points de vue.

 Dites, c’est  encore combien de fois dormir avant la prochaine sortie ?

Michèle et Christian Dubois