NAMUR MOTORHOMES
De drôles de maisons à la citadelle

Si dans le Namurois, la plage dAmée avait été retenue, les riverains ont fait avorter le projet. Pourtant, la Ville de Namur ne s’avoue pas vaincue. Il semble rait que l’ancien camping de Lives-sur-Meuse constitue une autre piste de travail. «Pourquoi pas? Nous sommes ouverts à tout. On reprochera simplement à ce site son accès en pente. L’entrée sur la N90 s’avère dangereuse. Mais, nos véhicules sont équipés de moteurs turbo diesel de près de 160cv qui rivalisent, en accélération au démarrage, avec des voitures. Si les caravanes réussissaient cet exercice périlleux, ce ne sera pas un problème pour nous.»
Mais, ces séjours n’ont pas toujours bonne réputation. «On nous reproche de ne pas faire vivre le commerce local, poursuit Jacques Cappoen. Depuis notre arrivée, nous sommes allés au marché de Noél. Au total, notre groupe y a acheté une quinzaine de chapeaux à

 

30 euros pièce. Nous avons aussi visité la parfumerie Guy Delforge et nous y avons fait des achats. Enfin, chaque jour, nous sommes allés dans des établissements Horeca du Namurois. Pour lutter contre cette idée reçue, nous distribuons des papiers aux commerçants. On peut y lire: «Je suis motorhomiste et je fais vivre le commerce local». Pour le reste, tous nos affiliés doivent respecter une charte créée par les motorhomistes eux-mêmes. Nous ne dérangeons donc personne.»
Pour la première fois, on a vendu en
Belgique plus de motorhomes que de caravanes. Avec un prix d’achat de plus de 50.000 euros, l’investissement n’est pas anodin. «70% de nos membres sont retraités. Le reste se composent d’enseignants, d’indépendants ou de personnes qui travaillent en équipe. Cela leur permet de prendre des vacances plus régulières. / MM.

 

46 motorhomes garés sur l’es-

planade de la citadelle de Na- mur, c’est sûr, cela change le paysage. Ces touristes de genre nouveau sont arrivés le 28 dé-

cembre dernier pour une visite éclaire de la capitale wallonne. Ils sont repartis dès le 1 janvier non sans avoir réveillonné au Parc Attractif Reine Fabiola. Au  total, c’est une centaine de personnes qui s’étaient donné rendez-vous sur les hauteurs de Namur. Si on trouvait des couples, on pouvait même y rencontrer une famille de six enfants. «Aller à l’hôtel, pour nous, c’est impossible financièrement, explique le papa. Bien sûr, l’investissement est conséquent mais si on part chaque année, il est vite amorti.))
«Namur est une ville que je ne

connaissais pas, explique Roger Tolby, un motorhomiste convaincu. Elle est conviviale

et très riche. Malheureusement, nous n’avons pas eu l’occasion de tout voir. Le principe de ces courtes visites est de  nous donner un avant-goût de toutes les possibilités. Par exemple, dans ce cas-ci, nous avons eu une visite guidée des vieux quartiers, du musée Félicien Rops et du domaine viticole du Chenoy à Emines. Nous avons pu aussi parcourir la citadelle. Ce signe est génial.))
Et chacun a sa petite préférence. «Avec ma femme, nous sommes sûrs de revenir, entre autres, au musée Rops. Nous ne connaissions pas l’ensemble des facettes de cet artiste. Le  lieu et les collections sont telle ment riches que le tout

mérite qu’on s’y attarde. La citadelle nous a aussi beaucoup plu. Il manque juste une structure d’accueil pour motorhomes.»
«Nous sommes le Motorhome Club belge, explique Jacques Cappoen, le président. Chaque année, nous proposons à nos  membres 10 week-ends de é- couvertes en Belgique ou à l’étranger.

courant. Cette esplanade est effectivement équipée pour cela. Mais, si nous sommes seules, nous ne viendrons pas dormir ici. L’endroit est trop isolé.»
Pour améliorer leur image et éviter qu’on les confonde avec les gens du voyages, les motorhomistes demandent des
installation  spécifiques.

Chacun de ces périples est géré par une personne différente.»
A Namur comme en Wallonie, ces vacanciers fustigent le manque d’infrastructures pour les accueillit «On fait tout ce qu’on peut pour accueillir les plaisanciers, affirme M. Piefort, un motorhomiste namurois. Par contre, on ne fait rien pour nous. Pourtant, en Europe, il y a un million de motorhomes. Nous demandons une borne où nous pourrons vider notre çassette d’eau usée et prendre du