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Bonjour les amis camping caristes,
Nous voilà fin juin. Le temps passe vite, ehhh oui, ce n’est pas nouveau !
Cela fait quelque temps que Christiane me parle d’une certaine Chapelle à
Rome. Pas si âgée finalement : SIXTEEN.
(Pour ceux qui ne le savent pas encore, Christiane est artiste peintre et
son chouchou s’appelle
Michel Angelo).
L’idée de rendre visite au Maître germe depuis quelque temps dans nos
petites têtes.
Et ne voilà-t-il pas que « Roues Libres » nous informe d’une activité à
Rome ! AH… et de quoi s’agit-il ?
La décision est prise de consacrer juin 2011 à l’Italie. Et vous comprenez
maintenant pourquoi nous sommes inscrits à l’EuroCC 2011, organisé comme
par hasard par Assocampi … à Rome…..
Il faut dire aussi que, membres MCB (1281) depuis deux ans et de nature
assez indépendante, nous n’avons jamais participé à une organisation du
Club. Mea Culpa.
Bon, voilà une raison de plus de montrer notre binette et de faire plus
ample connaissance avec les photos imprimées régulièrement dans notre
magazine club.
Rassurez-vous tout de suite, après Saint François, nous avons vu Saint
Pierre, la chapelle Sixteen et son Maître de la peinture, sans oublier la
pinacothèque du Vatican. Tout y est passé !
La Basilique n’a plus de secret pour nous, le Colisée nous a aussi
impressionnés et il m’a semblé voir
quelques romains prêts pour le combat. Tiens, les spectateurs de l’époque
avaient déjà des klaxons ?? Ah mais non, c’est un défilé de fiat 500…… mais
pas de l’époque antique. Dommage.
Il fait chaud à Rome mais heureusement, il y a des fontaines aussi grandes
que nombreuses.
Nous en connaissons maintenant tout un paquet.
Une petite pensée, en passant, pour Jean Paul2 : je ne suis pas
catholique pratiquant mais chapeau pour l’Homme et son Courage.
Revenons à notre concentration : Pour nous qui ne sommes pas des habitués
de ce genre de manifestation, nous devons avouer que Asocampi nous a
semblé être à la hauteur de l’évènement.
Pour ce qui concerne plus précisément le MCB, le convoyage prévu a bien
fonctionné et nous nous sommes rendus compte de la difficulté d’organiser
quelque chose et de rouler groupés.
Rouler
ensemble a montré aussi l’efficacité de l’entraide, de la solidarité, en
cas de petit pépin chez l’un ou chez l’autre..
Nous avons découvert aussi que les membres MCB ont un faible pour les
apéros qui se prennent finalement à toutes les heures, mais les températures
élevées expliquent peut être cela !!!!
Nous avons constaté que certains et certaines étaient prompts à sortir les
boules…..
Nous n’avons pas participé aux prolongations mais cela ne nous a pas
empêché de rentrer fin juin à la maison après un détour par Florence, Pise,
Iseo, Garda.
Voilà, maintenant nous avons rejoint nos bois préférés, au bord d’une pièce
d’eau agréable à vivre.
Il s’agit de la Plate taille, (les lacs de l’Eau d’Heure) pas loin de
Cerfontaine.
Avis aux amateurs .
A
bientôt, nouveaux amis du MCB . Merci pour l’accueil.
Léon Larbalestrier
et Christiane Amoes
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Et la prolongation vue par un membre du Comité
Après les défilés des clubs, les remerciements traditionnels et sans un
verre de clôture, nous quittons l’hippodrome pour Rieti, ville située au
nord de Rome. Un grand parking nous est réservé, à quelques pas des
magasins. Le soir, nos hôtes nous ont préparé des pâtes « molto picante »
que nous dégustons accompagnées de bière (au prix fluctuant) ou de vin, sous
la tente ou dans leur mh car la pluie est venue nous rafraîchir quelque peu.
Mais ce n’est pas quelques gouttes qui va nous décourager nous les belges.
Rieti (Reate) était la capitale de la Sabine, puis l’arrivée des romains en
firent un passage obligé sur la route du sel, Nous avons tous entendu
parler de « l’enlèvement des Sabines », mais contrairement à ce que l’on
croit, il ne s’agit absolument pas de rapts de jeunes filles en fleurs, je
vous explique : les sabins autorisèrent les romains à prendre leurs filles
pour femmes mais la tradition devait être respectée car lorsqu’un sabin
prenait épouse, il devait porter sa femme afin de l’emmener chez lui et oui
cette pratique est toujours d’actualité. Donc pas d’enlèvement au sens
propre du terme. Rieti s’ouvre depuis peu au tourisme, nous expliqua notre
guide, nous avons pu admirer son magnifique théâtre qui a reçu le prix de la
meilleur acoustique d’Italie, sous quelques maisons se cachent les vestiges
de l’ancien viaduc datant du 3ème
siècle avant JC, dont les arcades ont servi ensuite d’hébergement durant
quelques centaines d’années. Mais Rieti est aussi le nombril de l’Italie,
d’ailleurs un monument l’atteste.
Nous avons découvert en car Fonte Colombo avec son église, son couvent et sa
grotte, il est dit que Saint François d’Assise y dicta les règles de son
ordre et fit faire la première représentation de la crèche, classé au
Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco. Le voyage en car nous permit de
pouvoir pleinement admirer les paysages, les villages collés aux sommets de
montagnes, les vallons verdoyants.
L’après-midi nous allons admirer les cascades delle Marmore, mais le temps
est pluvieux et les sentiers sont dangereux donc le bus nous emmène en bas
de la cascade, nous sommes presque tous affublés d’impers colorés, une note
de gaité dans la grisaille. Dès le retour vers Rieti, le soleil est de
retour.
Pour le dernier soir, notre chauffeur nous a emmené par des petites routes
de montagnes au restaurant, j’étais presque tétanisée car son GSM à la main
gauche, il répondait évidement par sa bouche mais en bon italien avec force
geste de la main droite, donc le volant était libre de tous mouvements,
enfin nous arrivons, le souper était digne d’un 5 étoiles, servi avec
vivacité et sourires, bref un repas de Roi.
Latina, située à 70 km au sud de Rome, nous sommes accueillis et placés
comme si nous devions hiverner, c’est-à-dire qu’aucune mesure de sécurité
n’a été prise en compte, chaque mh était bloqué sauf les dernières rangées,
bref pire qu’à la plage de Blankenberge un jour de canicule. Le magasin pour
s’approvisionner se trouve à plus de 5km, prisonnier sur une île surpeuplée
sans même le jus d’une noix de coco à l’horizon. Les cadences de visite vont
du simple au double en comparaison de Rieti, nous partons en car (par la
force des choses), à 8h30 , 30’ de route pour nous rendre à Sermonetta,
ravissant petit village médiéval où nous pouvons admirer le musée de la
faïence et les ruines du château , nous dévalisons la boulangerie avant de
partir vers Valviciolo, après le déjeuner, dégustation de vin puis nous
entamons la visite de l’Abbaye, les explications de l’abbé sont très longues
donc les traductions aussi, plusieurs d’entre nous s’endorment sur des
épaules accueillantes.
Nous redescendons vers « Il
Parco di Ninfa » ,
magnifique oasis de verdure développée dans les ruines d’un village, ensuite
le marathon continue, le vieux bus nous emmène par des routes de montagnes
jalonnées de cactus et de lacets, les copains me disent que le paysage est
magnifique, je les crois sur parole, non je ne regarde pas là en bas, dans
un tournant le bus cale et peine à se remettre en route, il recule et ouf il
a réussi, je suis en sueur, la clim ne fonctionne pas très bien, enfin nous
arrivons au sommet exténués, Giuseppe négocie pour éviter l’avant dernière
visite celle du site archéologique de Antica Norba ( célèbre pour son mur
d’enceinte datant probablement de l’époque cyclopéenne)
, mais pas le musée du chocolat et sa dégustation/vente, c’est très
bien nous avons gagné 1/2h, mais il faut redescendre dans le même bus,
allez, je mors sur ma chique et me concentre sur la beauté des Ulm’s et des
fleurs de cactus, enfin en bas : je respire et peux recommencer à parler. A
peine arrivé au camp vers 19h, il faut se dépêcher car il y a un repas de
prévu, donc on sort le chien, plonge sous la douche, saute dans des
vêtements propres et courons vers la salle pour assister au spectacle qui
est déjà bien commencé. Une chorale avec un entrain du tonnerre dirigée avec
brio par une blonde pulpeuse. 2éme jour, départ 9h pour le musée Piana delle
Orme, retrace entre autre le débarquement de
Anzio et les batailles de El Alamein, de
Messine de Salerne la et de Cassino
« On n’est pas fatigués » devient de + en + dure à chanter, ils vont finir
par nous tuer, déjà qu’ils nous ont presque asphyxiés de par l’espace
restreint octroyé à chacun. Notre négociateur préféré a suggéré aux
organisateurs de nous permettre d’aller en bus peinard jusqu’à la mer pour y
barboter dans l’eau, sauter dans les vagues, bref de nous comporter comme
des gosses après la fin des examens. Les autres ont pu visiter Latina, ville
construite en 1932 par Mussolini. Je quitte Latina sans aucun regret, là
c’est sûr : je ne reviendrai plus.
Troisième et dernière partie de cette prolongation nous emmène respirer sur
les hauteurs de Viterbo, dans le parc des Cimini où nous sommes invités à
nous installer sur un gigantesque terrain, nous pouvons prendre autant de
place que nous le désirons, le restaurant n’est pas loin, la piscine à moins
de 100 mètres, bref le paradis en comparaison de Latina.
Le bus nous emmène à Bolsena, en l’église de Santa Cristina a eu lieu le
miracle du Corpus Domini en l’an 1263, peint plus tard par Raphaël. Le
charme des rives du plus grand lac volcanique d'Italie, vous invite à la
flânerie et vous attire inévitablement vers les
gelateria.
Déjeuner dans une très belle propriété, pour les uns au restaurant et pour
les autres pique-niques mais ce dernier au bord de la piscine et agrémenté
d’une petite sieste.
Viterbo,
ville à 60 km au nord de Rome, est encore cernée de son enceinte et son
palais est magnifique. Notre guide nous explique que l’origine du mot
conclave vient du fait qu’à la mort d’un Pape français, les cardinaux ne
s’étaient toujours pas décidés après 2 ans ½. Finalement, en plein été on
les enferma, les portes et les fenêtres furent scellées, le toit enlevé
et enfin la décision tomba. « Conclave » vient de : enfermer à clef.
A
vos truelles citoyens, sortez vos briques, les échelles, les pieds-de-biche,
nous allons rue de la loi réitérer l’exploit de Viterbo. Plus de banquets,
plus de salaires, plus de pépés ou de minets. Au lieu de soleil j’espère
qu’ils recevront la drache des 20 prochains 21 juillet sur la tête.
Et que dire du fait que la foi déplace des montagne, la Macchina est
l’exemple parfait : à l’origine une petite châsse représentant la patronne
de la ville et porté par 2 personnes, à la longue un montage de 35 mètres de
haut pesant 5 tonnes et porté par 120 hommes sur 1 km, dans des rues pavées
et pentues, impressionnant.
Le lendemain, après 1h de route nous voici sur le site d’un autre patrimoine
de l’Unesco ; la nécropole étrusque, riche de 6000 tombes dont 200
magnifiquement peintes, les plus anciennes datent du VII siècle avant JC,
grâce à notre guide, elles n’ont presque plus de secrets pour nous.
Après un déjeuner dans une exploitation agricole, nous nous rendons à
Tarquinia, admirer la tour de la Comtesse Matilde di Canossa et la
Basilique.
Voilà le dernier repas de la prolongation et les derniers pas de danse.
La Dolce Vita prend fin, des paysages magnifiques, un peuple accueillant,
des couleurs éclatantes, des organisateurs souvent dépassés mais conciliants
et très attachants effacent les quelques petits points noirs de
l’organisation. Je suis fatiguée mais si je le suis, cela veut dire que j’en
ai pleinement profité.
La ringrazio molto e presto amici.
Chantal Vandenhouwe- Membre n° 863
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