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NOTRE PREMIER MINITRIP AVEC LE MCB.
Pour notre première sortie avec le club, nous sommes un peu inquiets à notre arrivée à PUY NOTRE DAME. Nous sommes le mercredi 28 décembre, il est 15 heures, la température est négative mais ILS sont là, sur le parking, à nous accueillir. Ils : c’est Chantal, Paul, Henry, et l’ « Ancêtre » comme il aime à se faire appeler. Tout de suite, la glace est brisée et l’inquiétude disparaît. Nous nous installons mais le chauffage refuse de démarrer. La solidarité qui existe dans le club fait, qu’en 5 minutes, Paul me répare le chauffage. Deux petites piles à changer, mais encore fallait-il le savoir, et nous voilà sauvés.Encore un grand merci à lui.
Le soir, nous sommes reçus à la mairie pour boire le verre de l’amitié et recevoir quelques informations sur la ville et sa région. Après l’échange de cadeaux entre monsieur le Maire et notre Président, Chantal nous expliquera un peu le programme et nous dégusterons notre premier verre de Saumur pétillant.
Jeudi matin, départ pour la visite de l’école d’équitation de Saumur qui abrite le célèbre Cadre Noir.Il fait un temps à ne pas mettre un cheval dehors alors nous ne les verrons que furtivement à l’extérieur. mais nous pourrons les admirer à l’intérieur dans le manège ou dans leur box. Voici Hugo
Notre guide étant particulièrement passionnée par son travail et par les chevaux, ce sera avec un peu de retard que nous arriverons à notre prochaine destination, la distillerie Combier, où a été inventé le Triple sec. Malgré le froid, notre guide arrive quand même à nous raconter l’histoire de la distillerie et la fabrication du Triple sec. Nous sommes un peu gelés et nous aspirons à rentrer pour avoir un peu de chaleur et goûter ce fameux nectar. Nous quittons la distillerie, repas dans le motorhome et départ pour le château de Brézé.
La visite est un peu particulière car elle se fait surtout dans les souterrains et les douves. Nous apprendrons comment, dans les siècles passés, nos ancêtres ont occupé les dessous du château et tous les aménagements effectués pour y vivre et se défendre.
Après cette visite, nous regagnons Puy Notre Dame afin de nous préparer pour le souper. Il est prévu un dîner dégustation chez un vigneron, au domaine du « Clos de l’Abbaye. » Comme le parking n’est pas très grand et aussi pour éviter de rouler après le repas, il est décidé de faire le trajet à pied : 500 mètres, ce n’est pas trop long. Nous voilà équipés, certains de lampes de poches, d’autres de gilets fluos et nous voilà partis pour…………la visite du vignoble la nuit ! Les 500 mètres se sont multipliés par ? et nous sommes obligés de lancer un appel de détresse pour être retrouvés. Heureusement, nous n’étions pas trop loin et grâce au « laser » de Guy, nous sommes récupérés et remis sur le bon chemin. Nous arrivons chez notre hôte avec un peu retard mais nous profiterons pleinement de cette soirée. Le repas sera accompagné des vins du propriétaire que nous pourrons déguster à volonté. Ceux-ci, la fatigue et le froid de la journée vont avoir un effet soporifique sur certaines d’entre-nous. Une dormira sur la table, tandis que deux autres se coucheront dans le fossé, au retour. Tout cela sans mal bien entendu, sauf pour les zygomatiques.
Vendredi matin : Aïe !!! ça glisse !!!!!!!!
Pour nous, il est difficile de tenir debout, alors la décision est prise de ne pas rouler le matin. Notre guide décide de modifier le programme et inverse les matinées du vendredi et du samedi. Vers 11heures, nous chaussons nos grosses bottines et descendons le village pour visiter la collégiale. Cet édifice est conçu pour recevoir plus de personnes que la population villageoise car il contient la Sainte Ceinture (ceinture de la vierge) qui facilite les grossesses. On peut y admirer des stalles du 16e siècle toutes sculptées. Une sculpture servira de logo pour les vignerons.
La pierre de la collégiale est très friable et le salpêtre qu’elle contient attire les pigeons qui vont fortement abîmer la façade. La restauration coûte très cher au village qui use de toutes les astuces pour avoir l’argent nécessaire, même capturer certains hommes politiques. Après cette visite très intéressante, nous regagnons nos véhicules pour le dîner.
L’après-midi, les routes sont dégagées et nous pouvons aller visiter la « Cave vivante du champignon ».
Pour nous ce sera l’inverse car la température est plus élevée dans la cave qu’à l’extérieur. Notre guide, Jacky Roulleau va nous faire passer une après-midi inoubliable dans un monde unique.
Nous passons de la culture des champignons … (humer l’odeur du crottin de cheval, eh oui encore !!, déjà envahie par l’odeur du champignon)…. …à la présentation de la vie des anciens dans ces souterrains. Le vieil homme et son chat, les joueurs de cartes, le travail des carriers et l’extraction du tuffeau ( pierre blanche du sous-sol du Puy) nous est expliqué par l’artiste qui hante encore ces souterrains. Il termine sa visite dans un petit musée où il expose les photos de « hiéroglyphes » trouvés dans les souterrains et agrémentés d’une annotation personnelle. Nous terminons cette visite par une dégustation à la cave située sur ce domaine. Retour au Puy pour l’apéritif offert par Chantal. Vu le temps dehors, ce sera un bon vin chaud que chacun appréciera. Ensuite, tout le monde regagne son motorhome pour une nuit calme qui doit nous permettre de reprendre des forces pour le lendemain.
Le samedi matin voit le retour du dégel et la délivrance pour certains, côté eaux grises. Le départ est fixé à 09 Hrs 45 pour nous rendre à l’Abbaye Royale de Fontevraud.. Cette ancienne abbaye, transformée en prison, a été très bien restaurée par les derniers prisonniers qu’elle abritait. On peut y voir le caveau de Richard Cœur de Lion et d’Alienor d’Aquitaine. La cuisine aux multiples foyers que l’on utilisait suivant la direction du vent, pour éviter d’enfumer l’intérieur de l’abbaye.
Nous quittons cet endroit pour aller dîner. Il est préférable de faire le plein et nous nous rendons à 5-6 véhicules à Montreuil, mais la pompe ne sera ouverte qu’à 14 Hrs 30 . Dommage pour la « deuxième » balade dans les vignes. Nous avons ainsi échappé, bien malgré nous, à l’averse de grêle.
Nous rentrons nous préparer pour la grande soirée de réveillon. Un grand merci à Henry qui met son groupe en route pour permettre à nos dames de se coiffer. Tout le monde est impeccable et prêt pour 20 Hrs. Certains, impatients, l’étaient déjà à 19 Hrs . Nous aurons droit à un bon repas. La musique, sortie tout droit des cavernes que nous avions visitées, réveillera, chez nos anciens, de vieux souvenirs. Heureusement, le MCB est là pour mettre l’ambiance et fera la fermeture à 4 Hrs du matin.
Le dimanche, levé dès 11 Hrs. Certains d’entre nous sont déjà rentrés en Belgique. Nous décidons, avec Daniele, Henry et Hugo de terminer notre séjour par un passage à l’Ile de Noirmoutier.
Voilà, notre premier minitrip est terminé, mais déjà je prépare le motorhome pour la prochaine sortie car nous aimons l’esprit du MCB :
MODESTIE- CAPACITE- BONNE HUMEUR
Encore un grand merci aux organisateurs et à très bientôt sur les routes. Bernadette et Eric
PERIPLE A PUY-NOTRE-DAME ( du 28/12/2005 au 01/01/2006)
Un peu d’histoire, histoire de bien comprendre.
PND, une petite commune de 1250 habitants s’étire sur 1604 hectares, aux confins de la Touraine, des Deux Sèvres et de la Vienne, en plein cœur du SAUMUROIS. Sur la colline du PND existait en 1123 une église romane dédiée à Marie, ecclesia beatae Mariae de Podio (pour ceux qui n’auraient pas tout compris : du celte PEUCH , du latin PODIUM, en français PUY ). Voilà pour l’origine du nom de ce petit village bien sympathique dont la devise, selon le Maire, se puise dans les œuvres d’ Antoine de Saint-Exupéry : « créer des liens » disait le renard au Petit Prince, « c’est une chose trop oubliée ». Accueil à la maison communale le mercredi 28/12/2005.
J’entame ici le récit de nos aventures à PND, notre première sortie en MH, du moins en hiver. Un hiver de chez hiver, comme diraient les ados, agrémenté de ses piments : brouillard-gel-neige-pluie-verglas-grelons-vent glacial qui cristallise nos pieds, la totale !
L’arrivée est prévue le 28 décembre à 18 heures et nous arrivons bons derniers, le 28 à 18 heures. Le moteur à peine coupé, nous voici dans la mairie pour un drink d’accueil. Ambiance chaleureuse, bon enfant, décontractée ; le petit verre de Saumur nous réchauffe et le programme de demain prévoit un départ à 9h :15m pour le « cadre noir », confirmé par un document remis à chaque équipage.
Jeudi 29 décembre : Visite du « cadre noir » (www.cadrenoir.fr)
Réveil entamé doucement vers 8 heures, première surprise à 8h45m : les premiers moteurs tournent ! Un peu surpris, je bâcle mon rasage pour constater qu’à 8h50m, les premiers MH démarrent. Alors pour garder le contact, je démarre rapido dans la foulée, en pantoufles. Je devine qu’au MCB le quart d’heure académique se comprend à l’envers, pire qu’à l’armée.
Un petit brouillard frisquet nous accueille dans l’école française d’équitation, la seule école nationale à délivrer le diplôme officiel de professeur d’équitation. Anciennement cette école de prestige était réservée aux militaires mais actuellement elle est ouverte à tous. La directrice nous guide dans les dédales de cette remarquable école de 300 hectares et je vous conseille de jeter un œil sur le site précité, il en vaut le détour.
Visite de la distillerie COMBIER (www.combier.fr)
Nous quittons le cadre noir fin de matinée dans un état de « congélation avancée » et je comprends bien l’étincelle de plaisir et d’espoir (!) qui brille dans les yeux des visiteurs à l’entrée de la distillerie. Cette ancienne entreprise, créée en 1834, prospère actuellement dans les mains d’une jeune équipe d’entrepreneurs. Le fondateur, Monsieur Jean-Baptiste Combier, a inventé la formule du « triple sec ». Mais il faut bien avouer que la meilleure partie de la visite est assurément la dégustation de trois ou quatre alcools aux noms prestigieux, le ROYAL COMBIER, le GUIGNOLET et bien sur le TRIPLE SEC. Nous quittons tous cette maison, qui perpétue la grande tradition des liquoristes du Val de Loire, avec une petite chaleur dans le corps bien utile voire nécessaire pour poursuivre un programme chargé mais bien réfléchi.
Visite du milieu souterrain du château de BREZE (www.chateaudebreze.com)
Le château de Brézé, entouré de vignes, nous ouvre ses portes pour nous faire découvrir ses douves sèches, les plus profondes d’Europe, hautes de 18 mètres et larges de 13 mètres. Plus d’un kilomètre de souterrains abritent caves, pressoirs, fournils, celliers…mais aussi la plus importante forteresse souterraine connue à ce jour avec d’énormes logis de garnison ! En bref, un château pas comme les autres. Ajouter à cela le grand ensemble troglodytique pour comprendre l’intérêt de la visite. Une porte discrète donne accès sur la cour intérieure puis une galerie creusée au 15ième siècle s’enfonce dans la roche et voilà le visiteur plongé dans un vaste réseau souterrain empreint d’histoire et de mystère. Des salles impressionnantes creusées également dans la roche, se développent autour d’un puits de jour amenant la lumière par d’étroites ouvertures évasées vers l’intérieur. De l’autre côté des fossés, un nouveau réseau de caves abrite cinq immenses salles reconverties en celliers et pressoirs. On imagine facilement que la chaleur dégagée par les fours de la boulangerie permettait à la fois le levage plus rapide de la pâte à pains déposée dans la pièce carrelée au dessus des fours et la culture du ver à soie dans la magnanerie. Les trois derniers celliers accueillent un spectacle visuel et musical qui vous entraînera, à travers les siècles, dans un monde insolite et envoûtant.
Le « chemin Chantal »ou « visite nocturne des vignes » (www.aupy.com)Enfin après une journée menée tambour battant, une dégustation dîner nous amène chez un vigneron local, « Le clos de l’Abbaye » situé à 500 mètres de l’emplacement de nos MH. Nous décidons tous de nous y rendre à pied, malgré la nuit humide et glaciale, munis seulement de quelques lampes de poche blafardes. Un premier groupe, dont votre serviteur, arrive sur place à 19h15m, sans difficulté notable. Un second groupe plus important, guidé par une certaine Chantal, rate l’entrée de la propriété et se retrouve en visite dans les vignes noires, sous la pluie et le vent hostile, et à plus de 2 km de la salle dans laquelle le premier groupe s’impatiente et s’interroge.
Finalement avec plus de 50 min de retard nous assistons à l’entrée des « survivants du froid », visages écarlates et mains gelées. Un excellent repas, bien arrosé, remet les malheureux sur pied, à une exception prêt (j’ai promis, je ne dirai rien). Le chemin de retour semble plus facile à suivre, encore que…juste devant mes pas hésitants, deux charmantes luronnes (dico : S. f. Une luronne, une femme réjouie, décidée, qui ne s'effarouche pas aisément) s’effondrent dans le fossé herbeux légèrement en contrebas. Des éclats de rire fusent de partout et les appareils photos crépitent dans la nuit. Plus de rire que de mal et les voilà debout, bras dessus, bras dessous.
Vendredi 30 décembre : Visite de la Collégiale de PND (www.ville-lepuynotredame.fr/)
La nuit le thermomètre affiche -7 degrés ! Une route très glissante cloue nos MH sur place et amène nos pas dans la grandiose Collégiale de PND, un édifice en style gothique angevin du 12ième et 13ième siècle, dédié à la vierge. L’histoire de la Collégiale est liée à la présence de la ceinture de la Vierge. Depuis le début du XIIème siècle, la relique n’a cessé de drainer vers elle les pèlerins, mais aussi les rois de France. Cette ceinture aurait la faculté de faciliter les grossesses et les naissances d’enfants mâles. Louis XI, en 1478, créa un collège (d’où le nom Collégiale) de 13 chanoines et vicaires. La Collégiale, avec ses stalles du 16ième siècle est directement rattaché au Saint Siège à Rome. Pour la petite histoire, un chanoine ne dépend pas de l’évêque et ne fait pas de vœux de pauvreté. Pas étonnant donc d’apprendre que ce sont les chanoines qui développent les vignes si florissantes dans cette belle région.
Visite de la cave champignonnière St MAUR (http://troglo.champi.free.fr)
L’après-midi est consacrée à la visite de la cave vivante du champignon. Une incroyable aventure souterraine à la découverte de la culture des champignons en troglodyte. Nous bénéficions d’une excellente rétrospective depuis l’évolution géologique jusqu’à l’exploitation du « TUFFEAU » en passant par la culture du champignon et la conservation des vins en barriques. Cette joyeuse visite nous est présentée par Jacky ROULLEAU qui à lui tout seul vaut largement le déplacement et qui mérite assurément son nom poétique, « le jardinier de la nuit ».
Samedi 31 déc : Visite de l’Abbaye Royale de FONTEVRAUD (www.abbaye-fontevraud.com/indexflash.htm)
Fontevraud fait partie du Val de Loire et est classé Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO. Cet ensemble mérite le détour pour y suivre 9 siècles d’histoire de l’Occident au cœur de 14 hectares de jardins. Les lieux sont habités entre autre par les souvenirs d’Aliénor d’Aquitaine, par Richard Cœur de Lion et d’Henri II Plantagenêt.
NUIT du Nouvel An
Après cette suite de visites culturelles et culinaires nous nous rendons tous ensemble dans une grande salle ou plus de 300 personnes passeront la nuit du réveillon autour d’un excellent repas accompagné de vins régionaux agréables et le tout bercé par une musique parfois ancestrale mais souvent entraînante. L’ambiance est particulièrement chaleureuse et la bonne humeur visible sur tous les visages.
Conclusions
Nous voudrions terminer en remerciant les organisateurs et tous ceux qui ont participé par leur bonne humeur, leur entraide, leurs sourires à la réussite de ces quelques jours dont nous nous souviendrons longtemps. A nos yeux, le MCB pratique une science efficace contre tous les maux, la « gelassothérapie » et je comprends bien l’expression « le rire est le début de la liberté ». Dominique et Hubert
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