|
| |


Bavay, première ville étape
de notre Minitrip de
l’Aisne.
Un accueil très sympathique des organisateurs et déjà une
première visite, le dimanche après midi, mais à notre rythme car plusieurs
horaires étaient proposés, de la ville de Bavay, pas la moderne, mais la romaine
qu’un providentiel bombardement allemand le 17 mai 1940 a mise à jour. Dans le
plus profond de ma mémoire, lorsque l’on me parlait de la conquête de la Gaule
par Jules César à l’école primaire, je me rappelle que l’on m’a parlé d’une
route gallo-romaine qui allait de Bavay à Cologne. C’est dire l’importance de
cette ville que notre visite a concrétisée.

Le lendemain, lundi 4 juillet, visite avec guide de la ville
avec son beffroi, sa colonne Brunehaut, son église et ainsi son hypocauste,
système romain de chauffage par le sol. Une compagne indésirable est venue nous
accompagner pour toute la semaine et nous poser quelques problèmes dans
l'organisation du programme, la pluie. Celle-ci a même failli annuler la
promenade dans le bocage l’après-midi.

Mardi, entrée dans l’Aisne, avec la visite de la galerie
souterraine de Riqueval et de son Touage. Ce tunnel fut
creusé de façon rectiligne à l’époque de Napoléon Ier et mesurait 5.670 mètres.
Il permettait à l’aide d’un toueur, bateau déhalant à l’aide d’un treuil et
d’une chaîne de 8 mètres au fond de l’eau, de tirer des péniches, moyen de
transport le plus rentable de l’époque. Un ancien employé, dans un petit film,
nous a appris que le record de bateaux tractés était de 52.
L’après-midi, visite de la maison du textile à
Fresnoy-Le-Grand, musée montrant les machines utilisées au début du 20ème
siècle pour le tissage et la broderie. L’entreprise « La Filandière », qui
abrite ce musée, a du fermer ses portes en février 2005 à cause de la
concurrence du marché chinois.

Mercredi 7 juillet, visite sans doute la plus intéressante de
notre voyage, celle des usines Godin de Guise. Voir, malgré les
améliorations modernes, les conditions de travail pour la fabrication des feux
en fonte est impressionnant. La chaleur des fours, la poussière, parfois 30 cm
et plus, aspirée constamment et le bruit rendent les journées pénibles. Mais le
résultat est là, des feux en fonte magnifiques qui font depuis plus d’un siècle
la renommée de Godin.
Pourtant, Godin était pour son époque un visionnaire social
en avance et ce n’est pas son Familistère, que nous avons visité
l’après-midi, qui nous démentira, cinq bâtiments d’habitations construits autour
d’une cour vitrée en charpente en bois ou métallique. Parlons aussi des
dépendances de cet ensemble (magasins, ensemble scolaire, piscine, théâtre et
jardin)

Nous avons donc quitté Guise à regret pour visiter Laon,
sa cathédrale et son Poma, mini-métro automatique câblé, qui relie la ville
ancienne au quartier moderne de la gare, tapi au bas de la montagne. Quelques
mots pour la cathédrale, joyau de l’art gothique, qui impressionne par sa
sobriété, sa luminosité et ses bœufs légendaires qui ornent les tours.

Vendredi, le chemin des Dames, ainsi nommé parce qu’il
fut pavé en 1770 pour permettre aux filles de Louis XV de se rendre au château
de Bove. Citons l’Abbaye de Vauclair avec un jardin de plantes
médicinales au centre de son site, la Caverne du Dragon, aménagée dans
une ancienne carrière et qui évoque la vie du soldat de la guerre 14/18.

Coucy, dernière étape, un
parking très bien situé près d’un plan d’eau, une conférence sur la ville très
instructive pour terminer par un repas médiéval sous tente et un spectacle
son et lumière «Coucy la Merveille » basé sur l’Apocalypse, le combat
du Bien contre le Mal
Une agréable semaine, beaucoup de rencontres pour les
nouveaux que nous sommes, beaucoup de souvenirs et de satisfaction, l’envie de
remettre ça très bientôt.
Famille Lenoir
|