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Ypres, rétro par
Jean-Jacques ( 938 )
La
coutume s’est bien installée au sein du club. Remercier les organisateurs de
sorties le week-end ou en minitrip est devenu une institution pour
l’équipage Cappoen. Cette année encore, il nous avait concocté un
rendez-vous chargé d’histoire.
Le
rendez-vous était fixé à la Leopoldlaan. Garés au bord de la Kasteelgracht,
les 14 motorhomes en file indienne ont défié les fortifications dont Vauban
a souvent été gratifié d’inventeur.
Vendredi soir, après le « peket » de bienvenue, tous nous nous dirigeons
vers la Porte de Menin où à 20 heures, tous les soirs depuis 1928, résonne
le Last Post en souvenir des nombreuses victimes de la Grande guerre, celle
de 14-18. Ce mémorial fut construit pour honorer les 54.896 militaires
britanniques qui avant le 15 août 1917 sont tombés sur le front d’Ypres et
qui n’ont pas de tombe identifiée.
Jacques, en bon organisateur matinal, nous rassembla sous l’autorité d’un
sifflet , plus vif que celui d’un arbitre de foot, pour une visite
originale.
Nous
avons découvert, grâce à deux guides aux approches fort différentes, un
hôtel-musée dénommé Merghelynck, du nom de ses anciens propriétaires. Ce
beau bâtiment construit en 1774 dont le style est situé entre le rococo-neo
classique a été entièrement détruit en reconstruit à l’identique après la
première guerre mondiale.
Depuis 1894, Arthur Merghelynck l’a ouvert en musée privé et y est présenté
le style de vie de la noblesse du 18è siècle.
Nous
déambulons de boudoir en salon, de bureau en chambre, de hall en cuisine et
pouvons admirer des mobiliers et accessoires aussi intéressants que
garde-robe, fauteuils, divans, lits, parures de prêtres, et même un auto-clyster… !
L’après-midi, malgré la pluie et le froid, notre guide nous emmena aux
Halles aux draps, à la cathédrale Saint Martin, à l’église anglicane St
George et dans les casemates.
Et
le samedi soir, me direz-vous…tous plus courageux les uns que les autres
nous nous sommes hissés au 2ème
étage de la « In ‘t Klein Stadthuis » pour un souper des plus conviviaux.
C’est assez tard dans la nuit que nous avons retrouvé notre véhicule et les
« plic-ploc » de la pluie sur les toits de polyester…
Pour
certains, une grasse matinée et pour d’autres, des préparatifs d’un apéro de
saison. Vers 11 h, le vin chaud nous attendait sous un ciel cette fois
asséché…
Notre
cadeau touchait à sa fin. Un très beau week-end chargé d’histoire, de
découvertes et de convivialité. Merci à Jacques et à Paula pour ce beau
moment.

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